Il y a des produits qu’on fabrique sans se presser. Le macérat de calendula en fait partie.

Des fleurs séchées, une huile végétale, et le temps de les laisser se rencontrer. C’est à peu près tout — et c’est ce qui me plaît dans ce produit.
Le calendula : une fleur du Loiret
Le calendula que j’utilise est cultivé et séché par Laetitia, de Laeti’tes plantes buissonnières, à Montereau, à quelques kilomètres de chez moi, dans le Loiret.
Le calendula officinalis est une plante du jardin, reconnaissable à ses pétales orange vif. Sa composition est riche en caroténoïdes, en flavonoïdes et en triterpènes — des composés liposolubles qui se transfèrent dans l’huile lors de la macération, et qui font de cette fleur un ingrédient particulièrement intéressant en usage huileux. Elle est appréciée depuis longtemps en cosmétique traditionnelle, notamment pour les peaux sèches ou qui demandent un peu d’attention.
Travailler avec des fleurs issues d’un circuit aussi court, c’est un choix qui fait sens pour moi, en cohérence avec ma démarche, et une façon de savoir exactement ce qui entre dans mes flacons !
L’amande douce comme support
Pour la macération, l’huile support a son importance.
J’ai choisi l’huile d’amande douce bio. Elle est fluide, stable dans le temps, peu odorante, et ne prend pas le dessus sur ce qu’elle porte. Son profil en acides gras oléiques en fait une base légère, facile à utiliser seule ou associée à d’autres soins.
Comment ça se passe, chez moi
Les fleurs séchées de Laetitia macèrent dans l’huile d’amande douce pendant plusieurs semaines, à température ambiante. Pas de chaleur, pas de précipitation — la plante travaille à son rythme, et c’est très bien ainsi.
Progressivement, l’huile se charge des composés liposolubles de la fleur et prend cette belle teinte dorée caractéristique du calendula. Ce n’est pas un colorant : c’est simplement le signe que la macération a bien fait son travail.
Vient ensuite la filtration, pour retirer toute la matière végétale et obtenir une huile transformée : plus dorée, plus riche, différente de ce qu’elle était au départ.
Comment l’utiliser
Riche en caroténoïdes aux propriétés antioxydantes apportés par le calendula, et en acides gras oléiques grâce à l’amande douce, le macérât pénètre facilement sans laisser d’effet gras persistant. Il convient aussi bien aux peaux sèches qu’aux peaux mixtes qui tolèrent bien les huiles végétales.
Sur le visage, il se marie bien avec une eau florale. On commence par appliquer l’eau florale sur la peau, puis on scelle l’hydratation avec quelques gouttes de macérât. L’idée, c’est d’hydrater d’abord, puis de maintenir cette hydratation avec le film huileux. Un geste simple, en deux temps.
Sur le corps et les mains, on l’applique directement, de préférence sur une peau encore légèrement humide après la douche : la chaleur et l’humidité résiduelles aident l’huile à pénétrer. Quelques gouttes suffisent, à adapter selon les zones et la saison.
Sur les cheveux, quelques gouttes sur les pointes après séchage, pour les nourrir sans les alourdir. On peut aussi l’utiliser en bain d’huile avant lavage : une application plus généreuse sur les longueurs et les pointes, à laisser poser avant de shampouiner. Une à deux fois par mois, selon les besoins de sa chevelure.
Une idée pour la fête des mères
Associé à un savon de la gamme, le macérât forme un duo simple et cohérent : une attention choisie, un geste plein de sens.
👉 Découvrir le macérat de calendula
Un macérat, c’est une plante, une huile et du temps. Rien de plus… hormis un peu de patience.



